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Les impacts des loisirs pédestres sur les littoraux : innovations, transformations et territoires

Date limite de soumission
15 May 2020

La démocratisation des loisirs sportifs de nature a conduit à un large investissement des espaces. Si les territoires de montagne ont notamment fait l’objet de nombreuses études, les littoraux ont peu été investigués alors même qu’ils constituent des terrains de jeux investis depuis le XVIIIe siècle.

Les loisirs pédestres ont particulièrement pris une place considérable conduisant à plusieurs conséquences : massification des activités, nouvelles formes de gouvernance politique, conflits d’usage, poids économique et touristique, impact environnemental, patrimonialisation. Loin d’être exhaustifs, ces aspects témoignent de la pluralité des impacts que ce numéro spécial vise à étudier.

L’un des objectifs est de placer au centre de nos réflexions les impacts territoriaux, la gestion des activités et l’aménagement de l’espace tout en palliant un manque de données sur un secteur pourtant dynamique. Afin d’être fidèle à la réalité de ces pratiques, la problématique envisagée englobe non seulement la randonnée mais aussi toutes les formes de pratiques pédestres telles que la marche nordique, le trail, le longe-côte, les balades, la pêche à pied, etc. Elle cherche à mieux connaître les modalités de ces pratiques qui ont pu connaitre un développement différencié ayant participé à structurer l’espace littoral, en proposant une démarche à la fois synchronique et diachronique et en privilégiant des terrains d’étude diversifiés.

Il s’agit d’analyser ces pratiques qui ne sont ni uniformes ni figées et de saisir les changements et les innovations qui transforment les pratiques pédestres et donc les territoires littoraux. Ayant pour point commun leur situation littorale (maritime, lacustre, etc.), tous les espaces peuvent être envisagés afin d’appréhender les pratiques dans leur diversité autant que leurs effets. Les études seront contextualisées au regard des terrains retenus permettant d’interroger notamment les représentations attachées aux territoires. Les formes innovantes autant que celles plus classiques permettent de saisir les déclinaisons sociales et culturelles tout autant que les impacts économiques et politiques de ces pratiques.

Au moins trois dimensions peuvent être envisagées.

La première investigue les aspects socio-économiques. Il s’agit d’analyser l’émergence puis le développement d’un marché autour des pratiques pédestres sur les espaces littoraux en analysant l’évolution des usages, la mise en place d’une offre (associative puis commerciale) et sa structuration, en prenant en compte les effets du marketing territorial et les nouvelles tendances qui reconfigurent ce marché avec la diffusion notamment du numérique. Il est aussi intéressant de mettre en perspective les évolutions des retombées socioéconomiques des pratiques pédestres sur le littoral. La connaissance des publics constitue une piste heuristique dans la compréhension de l’impact socio-économique de l’activité sur les territoires littoraux. L’observation de la diversité des usagers du littoral permettra de révéler les modalités de pratiques, le sens de ces pratiques et leurs impacts en termes de budget, de temps consacré et de mode de consommation.

La seconde dimension s’intéresse au volet politique. Elle vise à analyser la régulation politique des activités pédestres sur les espaces littoraux. En effet, ces pratiques, souvent massifiées, en se situant à la frontière entre différentes politiques publiques (sport, tourisme, aménagement, environnement, etc.), posent des problèmes de gestion pour les collectivités comme pour les associations ou les fédérations. Cette dimension peut conduire également à envisager les formes de gouvernance des activités pédestres sur les espaces littoraux. Plusieurs associations ont ainsi été créées puis se sont développées afin de prendre en charge et/ou de gérer le développement de ces pratiques. Les pouvoirs publics ont pu déléguer leurs prérogatives et/ou cogérer un essor ayant des conséquences sur plusieurs aspects (réglementation, responsabilités, etc.).  Cette approche s’inscrit dans une étude de l’action publique et cherche à saisir la manière dont la gestion, par exemple de la randonnée pédestre, est le produit de multiples interactions entre des acteurs très variés. Il s’agira d’une part de saisir les instruments de l’action publique mis en œuvre pour appréhender les pratiques pédestres et d’autre part de proposer une analyse de l’action organisée qui se produit autour de la gestion de ces activités en produisant des interactions entre des acteurs publics mais aussi privés. L’analyse portera aussi sur l’enchevêtrement, la superposition des politiques publiques et la mise en place d’une gouvernance ayant un effet à la fois sur ces activités et sur la gestion des littoraux.

La troisième dimension porte sur le volet social et culturel du développement de ces activités. L’étude de leur évolution comme des modalités de pratique fera l’objet d’une attention marquée. Le rôle qu’elles ont pu avoir dans la structuration des territoires, les processus de patrimonialisation comme leurs effets pourront faire l’objet d’étude approfondie. L’analyse des conflits d’usage impliquant des marcheurs, des randonneurs, des cyclistes, des cavaliers et plus généralement des utilisateurs des chemins présents sur le littoral pourra être réalisée, en analysant les formes de régulation envisagées. Il s’agit aussi de se centrer sur les conflits d’usage générés par le renouvellement des pratiques, entre acteurs sportifs mais aussi usagers traditionnels ou professionnels du littoral, ainsi que sur les innovations susceptibles de produire des situations conflictuelles (événementiel sur le littoral par exemple). Il est également envisageable de porter son attention sur les processus de court, moyen et long terme ayant conduit à structurer de nouveaux espaces de pratique et l’utilisation par les territoires de ces activités pour valoriser leur identité, leur patrimoine et plus largement l’ensemble des aspects liés à leur développement.

Des approches croisées sur ces trois dimensions seront recevables.

Les approches relevant de la sociologie, de l’histoire, de l’anthropologie, de l’ethnologie, du droit, des sciences de gestion ou du marketing seront appréciées sans qu’elles n’épuisent le champ des possibles en étant notamment sensible aux démarches pluridisciplinaires.

Submission Guidelines

Échéanciers

  • 15 mai 2020 : proposition d’articles comportant un titre, un résumé de 400 mots maximum, 5 mots-clés ainsi que le nom de l’auteur et une biographie de 5 lignes maximum à envoyer à Michaël Attali <attali@univ-rennes2.fr> et Yohann Rech <yohann.rech@univ-rennes2.fr>
  • 15 juin 2020 : validation des propositions
  • 30 octobre 2020 : articles définitif transmis selon les règles éditoriales de la revue Loisir et Sociétéà Michaël Attali <attali@univ-rennes2.fr> et Yohann Rech <yohann.rech@univ-rennes2.fr>

Editors

Michaël Attali est professeur des Universités à Rennes 2. Directeur du laboratoire VIPS2, ses recherches portent sur les processus de dissémination des activités physiques dans le temps et dans l’espace. https://perso.univ-rennes2.fr/michael.attali

Yohann Rech est maitre de conférences à l’Université de Rennes 2. Ses travaux portent sur l’analyse de l’organisation et de la gestion des espaces de loisir sportif et des sites touristiques. https://perso.univ-rennes2.fr/yohann.rech

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